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Voici ce que nous retenons des années passées (nous publions ici une synthèse des notes d'information que nous diffusions à nos clients au moment de chaque vendange ).
LE MILLESIME 2006
1.1. Un hiver froid
Si l’automne 2005 a ressemblé à un été indien, le mercure est descendu bas dans les thermomètres rhodaniens dès la mi-novembre (après un remarquable +21° C le 3 Novembre, on a connu -5°C le 28 au petit matin). Les températures se sont avérées fraîches de décembre à mars avec des gelées régulières le matin (jusqu’à -8°C certains jours). 2006 a été une des premières années qui n’a pas vu les amandiers en fleurs fin Janvier mais début mars.
La vigne a donc débourré assez tardivement ce qui a permis d’étaler la taille en toute sérénité. 1.2. L’été : on a eu chaud !
L’été a commencé avec des températures élevées qui nous faisaient craindre un millésime proche de 2003. Heureusement, après un mois de juillet très chaud (plus chaud que juillet 2003 avec une moyenne de température de 35,6°C vs 33,3°C) , le mois d’août s’est montré idéal : la moyenne des température est tombée en dessous de celle des 5 dernières années.
En outre, les températures nocturnes sont revenues à des niveaux bas (11 à 18°C quand elles atteignaient 22 à 26° C en juillet). Les températures maximales se sont situées vers 29° comme en 2005 et contre 36,5 en août 2003. Cet important écart de température entre le jour et la nuit a favorisé fortement la coloration des baies et une maturation harmonieuse. On se souvient qu’en 2003, année où les nuits d’août furent particulièrement chaudes, les différents composés du raisin ne sont pas arrivés à maturité ensemble ce qui avait donné des raisins…secs et des vins déséquilibrés. 1.3. Une année sèche et ventée… jusqu’aux orages du 15 Août
A fin août, le déficit de pluie était de l’ordre de 10 à 30% par rapport à la normale sur les 12 mois glissants. Cependant, nous avions un total de précipitation supérieur à 2005. Le phénomène le plus notable réside dans les pluies du mois d’août : 3 orages se sont succédés entre les 15 et le 17 Août. Durant ces trois jours, les pluies furent quasi-nulles dans le Luberon (10 mm) et atteignirent 150 mm sur les hauteurs (nord Vaucluse et Drôme – Ardèche). Il est tombé 40 mm au Château St Maurice.
- sur des zones de plaines avec des ceps assez chargés, elle a créé un risque de pourriture qui n'était pas négligeable. - sur les zones en coteaux, avec des vignes à faible rendement ou sur des vignes enherbées, elle a ruisselé pour partie et a eu un effet bénéfique : les grains épars avaient des peaux épaisses qui n’ont pas craint l’humidité et qui au contraire ont profité de cette pluie bienvenue. - Sur les terres peu arrosées par la pluie, les raisins souffraient toujours du sec début septembre et risquaient de produire des arômes confits.
1.1. Les pluies de début septembre
Nous nous étions quitté sur le constat d’un été 2005 bien sec. De fortes pluies typiques de la région (le fameux « phénomène cévenol ») ont temporairement changé la donne début septembre surtout sur le secteur de Nîmes / Manduel / Vauvert comme l’illustrent les données ci-dessous qui donnent les précipitations relevées en allant d’ouest en est :
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